Œhlenschläger le poëte national du Danemark: étude biographique et littéraire

Kulit Depan
Hachette, 1854 - 204 halaman
 

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Halaman 196 - Il élait très-brun ; il avait l'œil, noir et brillant, le teint chaudement coloré , le rire complaisant, le geste vif et rapide. C'était un Napolitain venu par hasard au monde en Danemark. Le contraste de cette double nature se retrouvait au moral comme au physique. Il écrivait au Nord, il pensait au Midi , ou jetait le style émaillé du Midi sur le rude métal de ses pensées du Nord. Il unissait l'entrain méridional aux penchants rêveurs de son pays. Il y avait, avec beaucoup de finesse...
Halaman 37 - Il se trouvait à Paris durant les plus beaux jours du règne de l'Empereur, pour lequel il ne cessa de professer la plus cordiale admiration , quoiqu'il eût quelque peine à lui pardonner son économie de croix d'honneur. L'éclat de la cour à cette époque, le bruit de nos victoires, l'enthousiasme qu'elles excitaient, le mouvement des arts, le travail plus sourd de la littérature, qui, comme la politique, aspirait à une renaissance, exercèrent une action électrique sur son esprit, et il...
Halaman 197 - ... Il n'exigeait pas la louange comme une dette , mais il y était très-sensible, et la moindre apparence de négligence lui causait une véritable peine. Je l'avais un jour conduit chez Victor Hugo, qui le reçut avec cordialité , mais sans lui dire un mot de ses titres littéraires, ce qui n'était peut-être pas d'une fraternité irréprochable. Il fut aussi surpris que froissé de ce silence , qu'il prenait pour de l'affectation. « Puisque je connais ses poésies, -murmurait-il avec humeur,...
Halaman 196 - ... moral comme au physique. Il écrivait au Nord, il pensait au Midi , ou jetait le style émaillé du Midi sur le rude métal de ses pensées du Nord. Il unissait l'entrain méridional aux penchants rêveurs de son pays. Il y avait, avec beaucoup de finesse et d'esprit , une extrême bonhomie dans sa conversation. Il se moquait sans aigreur des défauts de ses confrères et ne s'épargnait pas dans l'occasion. Ajoutons, pour être vrai, que l'occasion n'était pas fréquente. Ce n'est pas qu'il...
Halaman 37 - Staè'l et Chateaubriand. Il se trouvait à Paris durant les plus beaux jours du règne de l'Empereur, pour lequel il ne cessa de professer la plus cordiale admiration , quoiqu'il eût quelque peine à lui pardonner son économie de croix d'honneur. L'éclat de la cour à cette époque, le bruit de nos victoires, l'enthousiasme qu'elles excitaient, le mouvement des arts, le travail plus sourd de la littérature, qui, comme la politique, aspirait à une renaissance, exercèrent une action électrique...
Halaman 137 - Ce mépris lui porte au cerveau, l'étourdit et l'enivre. Bientôt ses pensées et ses sentiments flottent dans le crépuscule poétique d'une folie en partie feinte , en partie réelle , et la peinture qu'en fait Shakspeare est un tour de force de génie ; mais ce miracle n'est qu'un sublime mensonge, qu'on peut faire passer sous tel nom qu'on voudra. Hamlet est toute autre chose que le héros d'une histoire imaginaire : Saxon le grammairien le représente comme un héritier des vieux siècles ,...
Halaman 7 - Ce n'était pourtant pas trèsdifficile à découvrir. 11 avait à peine dix ans que, lorsqu'il était à court de livres, lorsque la mémoire de son père était lasse ou en défaut , il y suppléait par ses inventions ; il se racontait à luimême toute sorte d'histoires extraordinaires , qui le tenaient l'œil ouvert une partie de la nuit. Il en était presque toujours le héros, ou même l'héroïne, et, pour peu que le dénouaient l'embarrassât, il n'hésiiait pas à en finir par sa propre...
Halaman 43 - OEhlenschlager se chargea de l'en instruire. « Jugez-nous ! s'écrie-t-il avec feu : je viens de consulter Werner sur la nouvelle pièce dont je m'occupe , et lui ne veut pas me dire un mot de la sienne. N'est-ce pas une véritable félonie? — Pourquoi cela? reprend Mme de Staël un peu à la légère. Werner a coutume de se passer de tout le monde , et il le peut : c'est un talent fait , qui n'a plus à gagner. Pour vous, mon bon ami, c'est autre chose : vous avez besoin de vous former. » J'avoue...

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