Anthologie des poètes français contemporains: le Parnasse et les écoles postérieures au Parnasse (1866-1906)

Kulit Depan
C. Delegrave, 1906
 

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Halaman 128 - L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Halaman 128 - Voici venir les temps où vibrant sur sa tige ' Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir; Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir, Valse mélancolique et langoureux vertige!
Halaman 432 - Comme je descendais des Fleuves impassibles Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. J'étais insoucieux de tous les équipages, Porteur de blés flamands ou de cotons anglais. Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Halaman 357 - O bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits! Pour un cœur qui s'ennuie, O le chant de la pluie! Il pleure sans raison Dans ce cœur qui s'écœure. Quoi! nulle trahison? Ce deuil est sans raison. C'est bien la pire peine De ne savoir pourquoi. Sans amour et sans haine, Mon cœur a tant de peine.
Halaman 357 - O qui dira les torts de la Rime? Quel enfant sourd ou quel nègre fou Nous a forgé ce bijou d'un sou Qui sonne creux et faux sous la lime?
Halaman xx - Tout passe. — L'art robuste Seul a l'éternité, » Le buste Survit à la cité, Et la médaille austère Que trouve un laboureur Sous terre Révèle un empereur. Les dieux eux-mêmes meurent, Mais les vers souverains Demeurent Plus forts que les airains.
Halaman 430 - Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent, où le soleil de la montagne fière Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut; Les pieds dans les glaïeuls, il dort.
Halaman 432 - La tempête a béni mes éveils maritimes. Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes, Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots. Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures, L'eau verte pénétra ma coque de sapin, Et des taches de vins bleus et des vomissures Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Halaman 292 - Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux ; Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ; Ils dorment au fond des tombeaux Et le soleil se lève encore. Les nuits plus douces que les jours Ont enchanté des yeux sans nombre ; Les étoiles brillent toujours Et les yeux se sont remplis d'ombre. Oh ! qu'ils aient perdu le regard, Non, non, cela n'est pas possible. Ils se sont tournés quelque part Vers ce qu'on nomme l'invisible...
Halaman 360 - O mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour Et la blessure est encore vibrante. O mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour.

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