Autour de la table, Nouv. éd

Kulit Depan
Michel Lévy frères, 1876 - 2 halaman
 

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Halaman 25 - Le monde est sombre, ô Dieu! l'immuable harmonie Se compose des pleurs aussi bien que des chants; L'homme n'est qu'un atome en cette ombre infinie, • Nuit où montent les bons, où tombent les méchants. Je...
Halaman 312 - L'ouverture des champs avec celle des cieux. Aux bergers appartient l'espace et la lumière, En parcourant les monts ils épuisent le jour ; Ils sont chers à la nuit, qui s'ouvre tout entière A leurs pas inconnus, et laisse leur paupière Ouverte aux feux perdus dans leur profond séjour. Je courus aux bergers, je reconnus leurs fêtes, Je marchai, je goûtai le charme des troupeaux ; Et, sur le haut des monts comme au sein des retraites, Les dieux, qui m'attiraient dans leurs faveurs secrètes,...
Halaman 311 - J'irai, je goûterai les plantes du rivage, Et peut-être en mon sein tombera le breuvage Qui change en dieux des mers les mortels engloutis. Non, je transporterai mon chaume des montagnes Sur la pente du sable, aux bords pleins de fraîcheur; Là, je verrai...
Halaman 311 - Non, ce n'est plus assez de la roche lointaine Où mes jours , consumés à contempler les mers, Ont nourri dans mon sein un amour qui m'entraîne A suivre aveuglément l'attrait des flots amers. Il me faut sur le bord une grotte profonde Que l'orage remplit d'écume et de clameurs, Où, quand le dieu du jour se lève sur le monde. L'œil règne et se contente au vaste sein de l'onde, Ou suit à l'horizon la fuite des rameurs. J'aime...
Halaman 295 - Quand je goûte cette sorte de bien-être dans l'irritation, je ne puis comparer ma pensée (c'est presque fou) qu'à un feu du ciel qui frémit à l'horizon entre deux mondes.
Halaman 302 - Quels sont-ils, me disais-je , ces dehors où ma mère s'emporte , et qu'y règne-t-il de si puissant qui l'appelle à soi si fréquemment? Mais qu'y ressent-on de si opposé qu'elle en revienne chaque jour diversement émue? Ma mère rentrait , tantôt animée d'une joie profonde, et tantôt triste et traînante et comme blessée.
Halaman 291 - J'ai le cœur si plein, l'imagination si inquiète, qu'il faut que je cherche quelque consolation à tout •cela en m'abandonnant avec vous. Je déborde de larmes, moi qui souffre si singulièrement des larmes des autres. Un trouble mêlé de douleurs et de charmes s'est emparé de toute mon âme. L'avenir plein de ténèbres où je vais entrer, le présent qui me comble- de biens et de maux, mon étrange cœur, d'incroyables combats, des épanchements d'affection à entraîner avec soi l'âme et...
Halaman 313 - ... je reconnus leurs fêtes, Je marchai , je goûtai le charme des troupeaux ; Et sur le haut des monts comme au sein des retraites, Les dieux, qui m'attiraient dans leurs faveurs secrètes, Dans des pièges divins prenaient mes sens nouveaux. Dans les réduits secrets que le gazon recèle , Un ver, du jour éteint recueillant les débris, Lorsque tout s'obscurcit , devient une étincelle, Et plein des traits perdus de la flamme éternelle, Goûte encor le soleil dans l'ombre des abris.
Halaman 301 - C'est qu'il est répandu parmi nous qu'il faut soustraire et envelopper les premiers temps de l'existence, comme des jours remplis par les dieux. Mon accroissement eut son cours presque entier dans les ombres où j'étais né.
Halaman 309 - Macarée! et d'où sont issus les hommes, les animaux et les principes du feu universel? Mais le vieil Océan, père de toutes choses, retient en lui-même ces secrets, et les nymphes qui l'entourent décrivent en chantant un chœur éternel devant lui, pour couvrir ce qui pourrait s'évader de ses lèvres ent'ouvertes par le sommeil.

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