Causeries et méditations historiques et littéraires, Jilid 2

Kulit Depan
B. Duprat, 1843
 

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Halaman 293 - ... cause. J'embrasse le monde entier et je ne puis rien étreindre. Toutes • mes facultés sont bouleversées ; mon âme exhale un feu terrible, des ruisseaux de larmes coulent de mes yeux. Tantôt j'espère, tantôt je me décourage; quelquefois je tombe dans le délire, d'autres fois ma raison revient. Je suis sur la terre, et ma pensée traverse l'espace. En une heure, je vis une année ; en mille années, je n'en puis trouver une qui me satisfasse. Si quelqu'un me demande pourquoi je suis...
Halaman 310 - Camoëns, dans son admirable cançao écrite en mer, durant une longue croisière pénible, en vue de l'Afrique et de l'Arabie, a dit : « Je demande de vos nouvelles, « madame, aux vents amoureux qui soufflent de la contrée où vous « habitez; je demande aux oiseaux qui volent au-dessus de moi « s'ils vous ont vue, ce que vous faisiez, ce que vous disiez; où? « comment? avec qui? quel jour? à quelle heure?
Halaman 323 - mon malheur, m'a déjà mis en sûreté contre « tous les maux qui peuvent m'atteindre ; j'ai ce déjà perdu ce qui m'avait enseigné à perdre la « crainte. Je n'ai vu dans la vie que le manque « d'amour, je n'ai vu dans la mort que la grande ce douleur qui m'est restée. Est-ce donc pour
Halaman 293 - III; et cette opinion a prévalu. Ceux qui y ajoutent une foi entière ne savent probablement pas que , dans les notes 7 et 9 de Cintra, Faria e Souza est venu à penser que ce pourrait bien avoir été une certaine Isabelle , souvent chantée par Camoens sous l'anagramme de Belisa. » « On voit que ce mystère est impénétrable. Pour moi , je trouve qu'il ya dans ce secret si bien gardé , et qui défie toutes les recherches , quelque chose de pudique et de réservé qu'il faut respecter. Je n'imiterai...
Halaman 293 - ... délicatesse de se garder toute sa vie ? Tout ce que nous pouvons dire avec certitude, c'est qu'elle était dame du palais, d'une très-haute naissance, d'une grande beauté, et qu'il conçut pour elle un amour tel qu'il était capable de le sentir, tel qu'il le peint dans des vers passionnés. « Je suis en proie à un état indéfinissable; je frissonne et je brûle en même temps; je pleure et je ris au même instant, sans en savoir la cause. J'embrasse le monde entier et je ne puis rien étreindre....
Halaman 359 - Il expira quelques mois après, dès le commencement de l'année 1579, à l'âge de cinquante-cinq ans2. Chantre infatigable de la grandeur portugaise, il méritait de ne pas lui survivre. Telle fut, selon Barbosa Machado, la fin de Luiz de Camoens. Quelques biographes, s'appuyant sur ce...
Halaman 274 - Pour nous, grandes nations continentales, sans colonies, sans goût pour la mer, sans amour des contrées lointaines, peuple depuis long-temps assis, puissant par le sol, par la population, par l'industrie , qui vivons clos , chez nous ou dans le voisinage, devers le Rhin ou les Alpes, nous pouvons à peine comprendre ce qu'il a fallu d'efforts, de contention, d'activité, de sacrifices, de dépenses de forces individuelles, pour qu'à un...
Halaman 285 - ... moi, j'oublierais tout ce que j'ai souffert. » Enfin, rien n'eut le pouvoir de changer l'amour ferme, inaltérable, qu'un solide jugement avait fait naître. Je puis vous assurer une chose avec certitude, seigneur, c'est que jamais la passion ne s'épure tant que l'objet qui l'inspire est présent. C'est ainsi que mon destin me fit parvenir à cette terre lointaine et désirée, sépulture de l'homme honorable quoique pauvre. Je vis tout ce que notre cœur renferme de vanité, et combien peu...
Halaman 326 - ... trouve sa solution que dans un seul auteur, mais je dirai volontiers, avec l'ingénieux écrivain qui soulève cette question et qui y trouve une réponse affirmative dans le père Nicéron, qu'un tel renseignement est d'un prix réel et qu'on aime « à voir commencer, par cette communauté de périls, l'affection si touchante du Javanais et de son maître. » Camoens se fixa de nouveau à Goa. Comment se passèrent les premiers temps du retour, c'est ce qu'aucun écrivain contemporain n'a pris...
Halaman 308 - Et de cette affreuse . solitude , de ces flots irrités, « qui se pressent pour entrer dans la gorge du détroit, » il reporte sa pensée aux rives du Tage, à son pays natal, à celle qu'il ya laissée. Il demande de ses nouvelles aux vents qui soufflent de la contrée où elle habite ; il...

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