Mémoires secrets pour servir á l'histoire de la cour de Russie, sous les règnes de Pierre-le-grand et de Catherine ire, redigés et publ. par T. Hallez

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Halaman 136 - ... dans l'appartement du prince , chancelant à chaque pas comme un homme pris de boisson. Une demi-heure après, le Tzar, avec toute sa suite, se retira avec la contenance la plus triste. Sur-le-champ, le maréchal m'ordonna de rester dans l'appartement du prince, cl en cas de quelque accident, de l'en informer immédiatement.
Halaman 84 - dit-il, « il faut faire comme j'ai fait « aujourd'hui, le surprendre au moment qu'il sera « prêt à se mettre à table, et nous y rendre seuls. » « Le projet fut arrêté le soir et exécuté le lendemain. On alla chez Chapiloff, on y dîna, et après le dîner on...
Halaman 78 - ... aux officiers et aux soldats. — Mes amis, leur dit-elle, nous sommes ici dans une telle situation, que nous ne pouvons sauver notre liberté qu'en perdant la vie ou en faisant à nos ennemis un pont d'or. En prenant le premier parti, qui est celui de mourir en nous défendant, tout notre or et tous nos bijoux deviennent inutiles.
Halaman 58 - ... pendant le temps que dura sa harangue, et il n'est pas étonnant qu'ayant appris qu'elle était de condition servile, il ait été tenté de se l'approprier, malgré elle et malgré les remontrances du superintendant. C'est ainsi qu'elle sortit de la maison de M. Gluck et qu'elle entra dans celle du feld-maréchal. « Elle a avoué depuis que cette séparation, qui fut le premier échelon de sa fortune, lui avait causé beaucoup de peine.
Halaman 65 - Préobrajenski, que le czar avait fait appeler pour lui donner des ordres. L'aventure se répandit dans le public, et bientôt on ne s'y entretint plus que des attentions, égards et marques de considération que le czar avait pour cette femme. Personne ne le reconnaissait dans tous ses raffinements de galanterie avec elle ; cette conduite...
Halaman 124 - Privés de toutes les nécessités de la vie, nous « commençons à succomber sous le poids de notre « misère. Je ne dis rien qui soit au-dessous de la « vérité ; et si vous en doutez, regardez mon fils, « ma fille et ma bru étendus sur des planches, et « accablés de maladies qui ne leur laissent pas la « force de se lever. Ne leur refusez pas la consola
Halaman 123 - Mais celui-ci les supplia de vouloir bien s'arrêter un instant. « — Puisqu'on vous laisse une liberté qui m'est refusée, » leur dit-il , approchez-vous et consolons-nous les uns les » autres par la conformité de notre sort et par le récit mu
Halaman 87 - Son visage et tout son corps étaient agités de tremblements convulsifs. » 11 se promena plusieurs minutes dans la chambre, sans dire mot à personne, et en jetant des regards affreux sur ses filles, qui, effrayées et tremblantes, s'esquivèrent tout doucement et se réfugièrent, aussi bien que le reste de la compagnie, dans une autre chambre.
Halaman 41 - L'histoire la plus reculée offre peu d'exemples d'une infortune pareille à la sienne, sa vie n'ayant été, depuis son mariage avec le czar, qu'un tissu d'événements tragiques. » Elle naquit à Moscou le 8 juin 1670. Son père, nommé Fœdor Abrahamwitch Lapoukine, était puissamment riche et appartenait à la plus ancienne noblesse du grand-duché de Novogorod.
Halaman 58 - ... connaissait pas, il était tout naturel qu'elle conservât de l'attachement pour une famille dans le sein de laquelle elle avait été élevée, et il devait lui être douloureux de s'en voir séparée pour le reste de ses jours. » Les preuves qu'elle a prodiguées, dans la suite des temps, de son extrême affection pour cette famille, n'ont pas été équivoques, et l'on peut dire qu'elle est, à cet égard, exempte de reproche d'ingratitude. Aussitôt qu'elle fut en état de donner au superintendant...

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