Revue d'histoire littéraire de la France, Jilid 21

Kulit Depan
Maurice Tourneux
A. Colin, 1914
 

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Halaman 145 - Ce 25 octobre 1799 [Londres]. Je reçois votre lettre en date du 17 septembre. La tristesse qui y règne m'a pénétré l'âme. Vous m'embrassez les larmes aux yeux, dites-vous. Le Ciel m'est témoin que les miens n'ont jamais manqué d'être pleins d'eau, toutes les fois que je parle de vous. Votre souvenir est un de ceux qui m'attendrit davantage, parce que vous êtes selon les choses de mon cœur et selon l'idée que je m'étais faite de l'homme à grandes espérances. Mon cher ami, si vous ne...
Halaman 498 - On a dû faire du style ce qu'on a fait de l'architecture. On a entièrement abandonné l'ordre gothique, que la barbarie avait introduit pour les palais et pour les temples ; on a rappelé le dorique, l'ionique et le corinthien : ce qu'on ne voyait plus que dans les ruines de l'ancienne Rome et de la vieille Grèce, devenu moderne, éclate dans nos portiques et dans nos péristyles.
Halaman 322 - II s'admire et se plaît de se voir si savant. Que ne vient-il vers moi ? je lui ferai connaître Mille de mes larcins qu'il ignore peut-être. Mon doigt sur mon manteau lui dévoile à l'instant La couture invisible et qui va serpentant, Pour joindre à mon étoffe une pourpre étrangère.
Halaman 591 - Il a surtout traité de ridicules ces endroits merveilleux où le poète, pour marquer un esprit entièrement hors de soi, rompt quelquefois de dessein formé la suite de son discours, et, afin de mieux entrer dans la raison, sort, s'il faut ainsi parler, de la raison même, évitant avec grand soin cet ordre méthodique et ces exactes liaisons de sens qui ôteraient l'âme à la poésie lyrique.
Halaman 145 - Dieu, qui voyait que mon cœur ne marchait point dans les voies iniques de l'ambition, ni dans les abominations de l'or, a bien su trouver l'endroit où il fallait le frapper, puisque c'était lui qui en avait pétri l'argile et qu'il connaissait le fort et le faible de son ouvrage. Il savait que j'aimais mes parents, et que là était ma vanité: il m'en a privé afin que j'élevasse les yeux vers lui.
Halaman 297 - Quand Bouvard et Pécuchet, dégoûtés de tout, se remettaient à copier, ils ouvraient naturellement les livres qu'ils avaient lus et, reprenant l'ordre naturel de leurs études, transcrivaient minutieusement des passages choisis par eux dans les ouvrages où ils avaient puisé. Alors commençait une effrayante série d'inepties, d'ignorances, de contradictions flagrantes et monstrueuses, d'erreurs énormes, d'affirmations honteuses, d'inconcevables défaillances des plus hauts esprits, des plus...
Halaman 592 - Pour qu'une chose soit belle selon les règles du goût il faut qu'elle soit élégante, finie, travaillée sans le paraître : pour être de génie il faut quelquefois qu'elle soit négligée; qu'elle ait l'air irrégulier, escarpé, sauvage.
Halaman 546 - Ne le brûle pas, ô Agni ! ne lui fais pas de mal ! ne déchire ni sa peau, ni ses membres. Quand tu l'auras pénétré, ô toi qui connais les êtres ! alors envoie-le vers les Pères. Oui, quand tu l'auras pénétré, alors tu pourras le remettre aux Pères. Quand il aura passé à l'autre vie, il pratiquera fidèlement le culte des dieux. Que ton œil s'en aille au soleil, ton âme au vent!
Halaman 339 - De sorte que je ne fais pas difficulté de publier hautement, que tous les morts ni tous les vivans n'ont rien qui puisse approcher des forces de ce vigoureux génie. Et si parmi les derniers, il se rencontre quelque extravagant qui juge que j'offense sa gloire imaginaire...
Halaman 3 - Je désire bien que la Sauvage vous occupe dans vos réflexions sérieuses. J'ai voulu prouver que la civilisation pouvait être chantée ainsi que la raison et que les races sauvages étaient coupables envers la famille humaine de n'avoir pas su vénérer la Femme, la culture, l'hérédité , former une société durable, et qu'il était juste que l'Europe les forçât d'en recevoir une.

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