Journal, lettres et poèmes

Kulit Depan
Didier, 1865 - 474 halaman
 

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Halaman 387 - L'amour qui, dans le sein des roches les plus dures, Tire de son sommeil la source des ruisseaux, Du désir de la mer émeut ses faibles eaux, La conduit vers le jour par des veines obscures, Et qui, précipitant sa pente et ses murmures, Dans l'abîme cherché termine ses travaux: C'est le mien.
Halaman 379 - Ma vie fougueuse se tempérait alors au point de ne laisser plus qu'un léger sentiment de mon existence répandu par tout mon être avec une égale mesure, comme, dans les eaux où je nageais, les lueurs de la déesse qui parcourt les nuits.
Halaman ix - Les siècles ont creusé dans la roche vieillie Des creux où vont dormir des gouttes d'eau de pluie; Et l'oiseau voyageur, qui s'y pose le soir, Plonge son bec avide en ce pur réservoir. Ici je viens pleurer sur la roche d'Onelle De mon premier amour l'illusion cruelle ; Ici mon cœur souffrant en pleurs vient s'épancher... Mes pleurs vont s'amasser dans le creux du rocher... Si vous passez ici, Colombes passagères, Gardez-vous de ces eaux : les larmes sont amères.
Halaman xxvii - ... prendre leur course et faire à qui franchirait le mieux la tête noire des écueils. Les plus hardies ou les plus lestes sautaient de l'autre côté en poussant un grand cri; les autres, plus lourdes ou plus maladroites, se brisaient contre le roc en jetant des écumes d'une...
Halaman 379 - Je me délassais souvent de mes journées dans le lit des fleuves. Une moitié de moi-même, cachée dans les eaux, s'agitait pour les surmonter, tandis que l'autre s'élevait tranquille et que je portais mes bras oisifs bien au-dessus des flots.
Halaman 389 - J'ai grandi, recouvert d'une chaleur sauvage, Et le vent qui rompait le tissu de l'ombrage Me découvrit le ciel pour la première fois. Les faveurs de nos dieux m'ont touché dès l'enfance ; Mes plus jeunes regards ont aimé les forêts, Et mes plus jeunes pas ont suivi le silence Qui m'entraînait bien loin dans l'ombre et les secrets. Mais le jour où, du haut d'une cime perdue, Je vis (ce fut pour moi comme un brillant réveil !) Le monde parcouru par les feux du soleil...
Halaman 422 - Ces bruits des eaux, des vents, des bois, des monts et des vallées, les roulements des tonnerres et des globes dans l'espace, bruits magnifiques auxquels se mêlent les fines voix des oiseaux et des milliers d'êtres chantants; à chaque pas, sous chaque feuille, est un petit violon.
Halaman 380 - Au milieu des courses les plus violentes, il m' arrivait de rompre subitement mon galop, comme si un abîme se fût rencontré à .mes pieds, ou bien un dieu debout devant moi. Ces immobilités soudaines me laissaient ressentir ma vie tout émue par les emportements où j'étais. Autrefois j'ai coupé dans les forêts des rameaux qu'en courant j'élevais par-dessus ma tête ; la vitesse de la course suspendait la mobilité du feuillage qui ne rendait plus qu'un frémissement léger ; mais au moindre...
Halaman 380 - Autrefois j'ai coupé dans les forêts des rameaux qu'en courant j'élevais par-dess.us ma tête; la vitesse de la course suspendait la mobilité du feuillage qui ne rendait plus qu'un frémissement léger; mais au moindre repos le vent et l'agitation rentraient dans le rameau qui reprenait le cours de ses murmures. Ainsi ma vie, à l'interruption subite des carrières impétueuses que je fournissais à travers ces vallées, frémissait dans tout mon sein, .le l'entendais courir en bouillonnant et...
Halaman 96 - Mon âme se contracte et se roule sur elle-même comme une feuille que le froid a touchée; elle se retire sur son propre centre, elle a abandonné toutes les positions d'où elle contemplait. Après quelques jours de lutte contre la réalité sociale, il a fallu se replier et rentrer.

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